Code of Ethics

Code d’éthique

Ce code n’est pas conçu comme une prescription moralisatrice d’un comportement souhaitable qui restreindrait la liberté de chaque fonctionnaire. Il représente plutôt une liste de recommandations positives basées sur un plan de conduite accepté par les officiels dans leur ensemble. Il s’agit donc d’énoncés ressemblant à des règles de comportement ou à des maximes que les personnes concernées par les règles du jeu trouveront immédiatement acceptables et dont on attend une conformité tacite.

La philosophie de l’arbitrage est basée sur la raison d’être d’un corps de règles qui peut à son tour être résumée par les mots suivants :

« Le but des règles est d’administrer le jeu et de pénaliser un ou des joueurs qui obtiennent un avantage injuste sur leur adversaire à la suite d’une action illégale. »

Ce concept réaliste peut servir de base à une application uniforme mais intelligente des règles du jeu, dérivées des grands principes suivants.

Premier principe

Les entraîneurs, les instructeurs et les joueurs doivent accepter les interprétations officielles des règles régissant leur sport telles que publiées par la Commission des règles du jeu canadiennes.

Deuxième principe

Les officiels sont responsables de l’application des règles du jeu conformément aux interprétations officielles et doivent se conformer au code d’arbitrage adopté par la commission nationale d’arbitrage.

Troisième principe

Les fonctionnaires interviennent pour des actions qui se sont effectivement produites et qu’ils ont observées, et non sur la base d’informations reçues par l’intermédiaire d’un tiers.

Quatrième principe

Le caractère équitable des décisions de l’officiel est fondé sur une vision globale de la situation et sur son expérience d’événements similaires.

Cinquième principe

À l’exception des situations dans lesquelles l’autorité spécifique d’un officiel est indiquée dans les règles du jeu ou dans le code d’arbitrage, tous les officiels doivent prendre des décisions sur chaque infraction ou faute punissable qu’ils observent dans le cadre d’une compétition.

Sixième principe

Les officiels doivent coopérer au développement de la discipline dans le sport et à la création de conditions propices à une performance optimale des joueurs, sans interpréter de manière erronée les règles du jeu et de manière impartiale.

Étant donné que l’arbitrage doit être considéré comme une opportunité de développement personnel et non comme un moyen d’évacuer des frustrations individuelles, et qu’une personne agissant en tant qu’officiel doit constamment s’efforcer de donner le meilleur d’elle-même, les officiels verront donc leur rôle à la lumière de l’esprit des règles et ne tenteront pas de l’utiliser pour satisfaire un besoin d’autorité.

L’officiel sera conscient et acceptera que la seule raison de son existence est d’aider les joueurs à faire un bon match.

Afin d’ancrer cette notion, le Conseil des arbitres et ses membres ont adopté les principes suivants :

A- Relation avec le joueur

  1. L’officiel doit veiller à ce que le joueur ait une possibilité raisonnable de donner le meilleur de lui-même, dans les limites du règlement.
  2. La principale préoccupation de l’officiel doit être la sécurité du joueur. Toute situation affectant cette considération primordiale de la compétition doit être évitée et/ou interrompue.
  3. Pendant le match, l’officiel est tenu de surveiller ; il doit prendre toutes les mesures raisonnables pour maintenir un esprit de saine compétition. En conséquence :
    a. Il ne doit pas permettre l’intimidation d’un joueur ou du personnel de l’équipe, que ce soit en paroles ou en actes.
    b. Il/elle ne doit pas tolérer une conduite inacceptable envers les officiels, les autres joueurs ou les spectateurs.
    c. Dans le feu de l’action, l’officiel, dans ses relations avec les joueurs et le personnel de l’équipe, doit s’efforcer de conserver une présence d’esprit lui permettant de les diriger en toute objectivité et avec la dignité requise par sa fonction.
  4. Lorsqu’il travaille dans des tournois comprenant des joueurs débutants, l’officiel doit accepter le rôle éducatif qu’on attend de lui et adapter son comportement à cet aspect particulier de la compétition.
  5. En dehors de l’environnement immédiat du jeu, l’officiel doit être ouvert à la discussion et au contact avec les joueurs, éviter toute conduite suggérant l’importance de soi, l’arrogance ou le sarcasme, se montrer réceptif aux critiques constructives et faire preuve du respect et de la considération dus aux différents points de vue et jugements.
  6. En dehors du terrain, l’officiel doit se comporter de manière à ce que ses relations avec les joueurs ne portent pas préjudice à son travail ultérieur et à l’impartialité qui doit y être évidente.

B- Relation avec l’entraîneur

  1. Le comportement de l’officiel à l’égard de l’entraîneur et de tout autre membre du personnel de l’équipe doit être régi par le respect et la courtoisie. Dans une situation de match, l’officiel intervient si nécessaire afin de faciliter le travail des entraîneurs dans le cadre des procédures régulières et des limites des règles.
  2. L’officiel interdit tout comportement inacceptable du personnel de l’équipe dans ses relations avec les officiels, les joueurs, les autres membres de l’équipe et les spectateurs, et prend des mesures contre toute infraction de cette nature conformément aux procédures prévues par le règlement.
  3. En dehors du contexte du match, l’officiel doit adopter une attitude propice à un dialogue positif et à une communication calme avec le personnel de l’équipe. Il s’efforcera d’écouter les critiques constructives, en tenant compte de l’esprit de compétition effréné qui prévaut dans ces circonstances, et fera preuve du sens de la mesure nécessaire s’il est soumis aux injures personnelles qui peuvent résulter d’une telle situation.

C-Relations avec les autres fonctionnaires

  1. Tout officiel, dans ses relations avec un ou plusieurs autres officiels, doit s’efforcer consciemment de créer et/ou de coopérer à la création d’une atmosphère de travail amicale ou au moins agréable, régie par le respect mutuel, la compréhension, la cordialité et, en particulier, l’encouragement mutuel.
  2. Dans l’accomplissement de leur travail, les membres d’une équipe d’arbitres se réunissant pour arbitrer un match s’efforceront de créer cette atmosphère de travail propice à la confiance, à la coopération et à la communication, en vue d’une performance optimale en tant que groupe.
  3. Le premier arbitre d’un match doit prendre les mesures nécessaires pour associer chaque membre de l’équipe d’arbitres à l’action et les remercier à la fin du match.
  4. Lorsqu’une situation particulière est difficile à résoudre pour un arbitre et qu’il n’est pas sûr de la solution qu’il propose, l’officiel en question consulte les autres officiels en vue de trouver une solution plus claire.
  5. L’officiel doit accepter les devoirs liés au rôle spécifique qu’il est appelé à jouer dans le match et ne doit pas essayer de transférer ses responsabilités à d’autres officiels.
  6. Les officiels expérimentés doivent se préoccuper du développement des officiels moins expérimentés en les conseillant avec tact et clarté sur la manière dont ils peuvent s’améliorer.
  7. Tout officiel doit s’abstenir de discuter publiquement des décisions des autres officiels et éviter de les critiquer ou de les juger impulsivement à tout moment et dans toute situation, mais particulièrement lorsqu’il porte un uniforme d’officiel.

D- En relation avec son travail et ses responsabilités et son comportement général :

  1. L’officiel doit faire les efforts nécessaires pour atteindre un haut niveau de compétence, encourager l’atmosphère propice à l’exécution consciencieuse de ses fonctions et contribuer à prévenir les normes d’arbitrage inadéquates. En conséquence, l’officiel doit

a. Ne pas exercer de fonctions d’arbitrage sous de faux prétextes concernant ses compétences et qualifications, notamment en ce qui concerne la régularité de son inscription au Conseil des arbitres de VC.

b. Il n’accepte aucun cadeau, avantage ou faveur qui pourrait influencer ou sembler influencer ses décisions ou actions ultérieures dans l’exercice de ses fonctions.

Chaque arbitre doit accomplir ses tâches à un niveau physique et fonctionnel acceptable. Cela comprend les exigences suivantes :

Prendre les mesures nécessaires pour maintenir une condition physique suffisante pour répondre aux exigences organiques et physiques de ses fonctions.

Éviter d’exercer ses fonctions si ses facultés sont sensiblement altérées par la maladie.

Se reposer suffisamment pour être en mesure d’exercer ses fonctions de manière adéquate.

S’abstenir d’officier sous l’influence de drogues ou d’alcool.

Dans l’exercice de ses fonctions, l’officiel doit adopter une attitude assurée et digne, sachant que ses actions en tant qu’arbitre doivent transmettre le sens de la bienséance inhérent aux règles des procédures.

Exigences concernant l’exécution des tâches de l’arbitre :

Chaque officiel doit, lorsqu’il officie, porter l’uniforme spécifié par Volleyball Canada et présenter une apparence propre et soignée, tant sur le plan personnel que vestimentaire.
Chaque officiel doit chercher à acquérir progressivement une expérience pertinente et à améliorer ses compétences, sans chercher à progresser trop rapidement, en étudiant les règles, en confirmant toute interprétation douteuse auprès de l’autorité compétente et en participant aux cours de formation qui lui sont offerts, dans un esprit d’apprentissage continu.

Participation aux compétitions :

L’officiel doit faire preuve d’une fiabilité totale par rapport à ses engagements, les remplir sans exception et tenir fidèlement les promesses orales formelles d’officier.
En acceptant des affectations à des matchs d’un tournoi, l’officiel doit faire preuve de bonne volonté en vue d’une répartition du travail équitable pour toutes les parties. L’officiel devra donc
Être disponible pendant toute la durée du tournoi.
Consacrer toute son attention à chaque match dans lequel il est impliqué.
Éviter de poser des conditions tendant à limiter sa participation.

Les considérations ci-dessus s’appliquent à toutes les situations n’impliquant pas de circonstances indépendantes de la volonté de la personne en question.

Implication dans un match :

La première préoccupation d’un officiel est de maintenir l’intégrité inébranlable et absolue de la fonction d’arbitrage, ce qui devrait être particulièrement évident dans ses décisions les plus difficiles. Conformément à ces considérations, l’officiel doit :

Ne pas se laisser conseiller ou influencer par un joueur, un membre du personnel de l’équipe ou un spectateur.
Dans ses actions, être libre de toute partialité ou préjugé envers l’une ou l’autre des équipes impliquées.
Ne pas prendre de décisions dans l’intention de les compenser dans une décision concernant une situation ultérieure sans rapport.

L’officiel doit faire preuve d’un engagement total dans la situation du match et adopter une attitude appropriée dans ses actions réfléchies et discrètes. Il doit, par exemple, ÉVITER :

Excessivité dans ses jugements et arrêt du jeu pour des raisons insuffisantes.
Dramatiser la gravité des événements qu’il supervise.
Se placer au centre de l’attention dans le jeu, sa seule raison d’être étant les joueurs et l’assistance qu’il leur apporte.

Noter les moindres détails d’une situation en vue d’une sanction.

Laisser le jeu se poursuivre sans intervenir lorsque c’est nécessaire, ou faire semblant de ne pas voir.

Prendre le jeu à la légère et ne pas le traiter suffisamment sérieusement.
Par des actions dépourvues de suffisance ou d’arrogance, l’officiel doit faire un effort conscient pour superviser le jeu de manière calme et prendre des décisions sans hésitation ; cela s’applique particulièrement aux décisions difficiles, qu’il doit annoncer de manière décisive, sans être inhibé par l’importance de la situation.

L’officiel ne doit pas, dans le but de rehausser son statut ou de rétablir sa réputation auprès d’une tierce personne, chercher à se justifier ou à s’excuser par rapport aux décisions difficiles qu’il a prises.

À la fin du match, après avoir vérifié et signé la feuille de match, l’officiel doit quitter tranquillement l’aire de jeu sans délai inutile.

L’arbitre s’abstient, pendant qu’il officie, de toute déclaration publique concernant les matches auxquels il participe, et notamment de toute prédiction sur l’issue d’un de ces matches.

E- En ce qui concerne la discipline, l’administrateur du match et les spectateurs :

Tous les officiels qui sont membres du Conseil des arbitres de VC sont censés agir en tant que représentants corrects du volley-ball et de VC.

L’officiel doit honorer sa parole en ce qui concerne les accords conclus avec le VC et ses représentants et remplir ses engagements en qualité d’arbitre, de clinicien, d’officiel, de responsable d’un dossier spécifique ou de toute autre fonction spécifiée.

Les officiels coopèrent au développement du volley-ball et participent, par le biais de l’arbitrage, à l’élaboration des règles du jeu et à la pénalisation d’un ou des joueurs qui obtiennent un avantage injuste sur leur adversaire à la suite d’une action illégale.

Ces objectifs comprennent l’obligation pour les fonctionnaires de
Contribuer à l’élaboration ou à la diffusion de programmes de formation et de perfectionnement.
S’impliquer dans le travail des différentes autorités administratives ou accepter et encourager leur travail.
aider ou s’intéresser à l’organisation matérielle des manifestations sportives ou administratives.

Les officiels doivent adopter une attitude réservée et digne vis-à-vis des spectateurs du volley-ball, tout en faisant preuve de courtoisie et de respect.
Dans toutes les situations qui ne sont pas spécifiquement couvertes par le présent document, les officiels doivent agir conformément à l’esprit du Code d’éthique et à la philosophie et aux principes directeurs de l’arbitrage.

1. rédigé par Claude Huot, adopté par le CNO-VC, septembre 1986.